Un gâteau de 300 millions d’euros pour les jeux sur internet
Alors que la guerre fait rage dans le domaine des jeux en ligne, d’après certaines études, les opérateurs du secteur devraient se partager pas moins de 300 millions d’euros de recettes l’an prochain sur le marché français. En 2012, la somme est estimée à 450 millions d’euros.
Une telle somme permet évidemment d’expliquer pourquoi, depuis quelques semaines, les acteurs se ruent sur ce marché. Même Arthur s’y met.
Cependant, pour que de tels gains pour les sociétés de jeux en ligne soient possibles, encore faut-il que les termes de la loi soient favorables. D’après le projet de loi, les taux devraient peser entre 40 et 50% du produit brut du jeu. Avec un prélèvement estimé à 15,5% sur les mises des paris hippiques et à 8,5% sur les paris sportifs, la France dépasse ainsi l’Italie, qui en ponctionne 5%, le Royaume Uni (1,5%) et surtout Malte (0,5%). Ainsi, comparé aux autres pays européens, le projet de loi français apparaît plus contraignant.
En fait, selon les sociétés de jeux en ligne, le risque principal est que les joueurs qui génèrent le plus de revenus soient tentés de continuer de jouer sur des sites établis à l’étranger. Ces joueurs représentent des perles rares pour les sociétés de jeux en ligne puisque d’après certaines estimations, 3% des joueurs génèrent près de 55% du chiffre d’affaires des sociétés en question.
Il convient donc de ne pas perdre ces joueurs importants, notamment en leur offrant des offres privilégiées. Les casinos en ligne le font déjà avec le lancement par exemple de clubs VIP ou autres.





