Chypre pourrait prochainement s’orienter, d’après le ministre des Finances Stavrakis, vers une interdiction pure et simple des casinos en ligne. Le gouvernement déplore en effet que de plus en plus de casinos en ligne installés sur l’île proposent des services aux chypriotes. C’est en quelque sorte un comble pour un pays qui est devenu le paradis de nombreux casinos en ligne qui opèrent souvent illégalement en Europe. En fait, le gouvernement souhaite apparemment faire le ménage et envisage de proposer une loi qui interdise les casinos en ligne mais autorise encore les paris sportifs, à condition que les opérateurs possèdent une licence régulière délivrée par les autorités. Bien sûr, une telle décision devra se faire avec l’aval de la Commission Européenne, puisque le pays est membre de l’UE. De plus, le gouvernement souhaite aussi s’assurer un pourcentage sur les mises, pourcentage qui pourrait atteindre 10%. Quant à la possibilité d’ouvrir un casino terrestre sur l’île, le gouvernement est farouchement contre une telle option jusqu’à présent. Cette décision ne devrait cependant pas causer beaucoup de tort aux casinos en ligne dont le siège est installé sur l’île d’après les experts du secteur. Pas de grand remue-ménage pour l’instant dans le monde du gambling online.
La rentrée prochaine sera l’occasion d’un événement important dans le monde du poker en ligne en France. En effet, le site de poker en ligne Barrière Poker, qui vise les joueurs français, sera officiellement lancé. Il est l’aboutissement d’un partenariat entre deux géants français, l’ancien monopole incarné par la Française des Jeux et le maître des casinos terrestres, le groupe Lucien Barrière. Ce site de poker devrait proposer, à l’instar des concurrents, seulement cinq variantes du poker. Le gouvernement a été très strict à ce sujet, quitte à ne pas satisfaire les joueurs français. Barrière Casino n’attend plus que d’être lancé puisqu’il possède déjà depuis fin juin un agrément délivré par l’Arjel. Barrière Poker profitera incontestablement de l’expérience du groupe Barrière dans les jeux en ligne. Bien que le groupe ne fut pas un chaud partisan de l’ouverture à la concurrence du marché des jeux et paris en ligne, il a développé, hors de France, le casino en ligne Le Croupier qui connait un franc succès. De plus, il profitera des listings de la FDJ qui possède une base de données clients très importante que de nombreux concurrents envient.
Depuis plusieurs semaines, l’actualité autour du lancement du site de poker de Barrière et de la Française des Jeux ne cesse d’enfler. En effet, tous les sites spécialisés sur les jeux en ligne et notamment le poker en ligne ne cessent de parler du lancement, en septembre prochain, de cette nouvelle salle de poker. Le site possède déjà une licence délivrée par l’Arjel, ce qui est déjà un bon départ. Par ailleurs, BarrierePoker.fr profite également d’une publicité conséquente grâce au buzz sur internet. Dernièrement, le casino Barrière annoncé que l’équipe en charge de la salle de poker en ligne possèdera un blog. Ainsi, les clients et autres joueurs de la salle pourront partager davantage avec l’équipe du site.
L’équipe du site a également été récemment présentée et des noms assez connus dans le milieu français du poker y figurent. Il s’agit notamment de Lucille Cailly (SoMuchB), Barbara Martinez, Rémy Biechel (breme ; il retrouve donc une team après la fin de sa collaboration avec PartyPoker), Pierre Canali (pedral), Guillaume Cescut (guilloms32), Benjamin Pollak (MagicDeal), Arnaud Esquevin et Burno Benveniste.
La philosophie libérale du célèbre magazine anglais «The Economist » fera peut-être plus de vagues outre-Atlantique que les tentatives désespérées des joueurs en ligne afin de légaliser les jeux en ligne aux Etats-Unis. En effet, dans un excellent article, le magazine économique britannique plaide clairement en faveur d’une légalisation des jeux en ligne aux Etats-Unis. Cet article reprend simplement le credo libéral, s’inspirant des exemples du Royaume-Uni et de la France. Bien qu’il comprenne les raisons invoquées par Washington pour imposer une législation aussi stricte sur les jeux en ligne, il faut remarquer à juste titre qu’en dépit de l’interdiction, de nombreux joueurs américains continuent de jouer et parier sur des sites illégaux hébergés à l’étranger, sans que le gouvernement américain ne puisse avoir un réel contrôle sur ces flux. Au lieu de perdre le contrôle sur ces flux, The Economist appelle plutôt le gouvernement américain à légaliser, à réguler et à taxer, en prenant l’exemple du Royaume-Uni. Le grande magazine économique britannique ne s’y trompe et il a fort à parier que de nombreux joueurs américains soutiennent le raisonnement ébauché dans cet article. Il est toujours insuffisant d’avoir une démarche uniquement répressive, il faut aussi expliquer et réguler afin de mieux contrôler.
Le marché du poker en ligne a finalement été ouvert à la concurrence mais de nombreux grincheux ont souligné les limites du projet. Généralement, trois accusations principales sont portés contre le projet du gouvernement.
1/ Le projet en question ne légalise que quelques variantes du poker, certes les plus connues mais personne ne comprend pourquoi le nombre de variantes a été limité aussi arbitrairement.
2/ Étant donné que les sites de poker en ligne sont obligés de prendre des noms de domaine se finissant par « fr », cela élimine toute une clientèle internationale avec laquelle les joueurs français sont disposés à jouer. Il s’agit notamment des joueurs américains qui sont connus pour leurs mérites au poker.
3/ En regardant de plus près la liste des sites de poker qui ont obtenu une licence, il est évident que certains noms puissent choquer. Comme l’avaient souligné les parlementaires du PS, une bonne partie des sites appartiennent à des proches du président de la République, proches qui étaient souvent présents au fameux diner du Fouquet’s. De quoi alimenter un peu plus les polémiques alors que le gouvernement est déjà en mauvaise position avec l’affaire Woerth.