Depuis plusieurs semaines, l’actualité autour du lancement du site de poker de Barrière et de la Française des Jeux ne cesse d’enfler. En effet, tous les sites spécialisés sur les jeux en ligne et notamment le poker en ligne ne cessent de parler du lancement, en septembre prochain, de cette nouvelle salle de poker. Le site possède déjà une licence délivrée par l’Arjel, ce qui est déjà un bon départ. Par ailleurs, BarrierePoker.fr profite également d’une publicité conséquente grâce au buzz sur internet. Dernièrement, le casino Barrière annoncé que l’équipe en charge de la salle de poker en ligne possèdera un blog. Ainsi, les clients et autres joueurs de la salle pourront partager davantage avec l’équipe du site.
L’équipe du site a également été récemment présentée et des noms assez connus dans le milieu français du poker y figurent. Il s’agit notamment de Lucille Cailly (SoMuchB), Barbara Martinez, Rémy Biechel (breme ; il retrouve donc une team après la fin de sa collaboration avec PartyPoker), Pierre Canali (pedral), Guillaume Cescut (guilloms32), Benjamin Pollak (MagicDeal), Arnaud Esquevin et Burno Benveniste.
La philosophie libérale du célèbre magazine anglais «The Economist » fera peut-être plus de vagues outre-Atlantique que les tentatives désespérées des joueurs en ligne afin de légaliser les jeux en ligne aux Etats-Unis. En effet, dans un excellent article, le magazine économique britannique plaide clairement en faveur d’une légalisation des jeux en ligne aux Etats-Unis. Cet article reprend simplement le credo libéral, s’inspirant des exemples du Royaume-Uni et de la France. Bien qu’il comprenne les raisons invoquées par Washington pour imposer une législation aussi stricte sur les jeux en ligne, il faut remarquer à juste titre qu’en dépit de l’interdiction, de nombreux joueurs américains continuent de jouer et parier sur des sites illégaux hébergés à l’étranger, sans que le gouvernement américain ne puisse avoir un réel contrôle sur ces flux. Au lieu de perdre le contrôle sur ces flux, The Economist appelle plutôt le gouvernement américain à légaliser, à réguler et à taxer, en prenant l’exemple du Royaume-Uni. Le grande magazine économique britannique ne s’y trompe et il a fort à parier que de nombreux joueurs américains soutiennent le raisonnement ébauché dans cet article. Il est toujours insuffisant d’avoir une démarche uniquement répressive, il faut aussi expliquer et réguler afin de mieux contrôler.
Le marché du poker en ligne a finalement été ouvert à la concurrence mais de nombreux grincheux ont souligné les limites du projet. Généralement, trois accusations principales sont portés contre le projet du gouvernement.
1/ Le projet en question ne légalise que quelques variantes du poker, certes les plus connues mais personne ne comprend pourquoi le nombre de variantes a été limité aussi arbitrairement.
2/ Étant donné que les sites de poker en ligne sont obligés de prendre des noms de domaine se finissant par « fr », cela élimine toute une clientèle internationale avec laquelle les joueurs français sont disposés à jouer. Il s’agit notamment des joueurs américains qui sont connus pour leurs mérites au poker.
3/ En regardant de plus près la liste des sites de poker qui ont obtenu une licence, il est évident que certains noms puissent choquer. Comme l’avaient souligné les parlementaires du PS, une bonne partie des sites appartiennent à des proches du président de la République, proches qui étaient souvent présents au fameux diner du Fouquet’s. De quoi alimenter un peu plus les polémiques alors que le gouvernement est déjà en mauvaise position avec l’affaire Woerth.
Il y a quelques mois, nous avions déjà évoqué dans ces colonnes un projet de régulation des jeux en ligne au Vietnam. Finalement, ce projet devrait être à l’ordre du jour de la 7ème session de l’Assemblée Nationale. Pour l’instant, l’objectif est surtout de collecter des avis concernant la future régulation qui devrait exister. Pour l’instant, près de 58 jeux en ligne sont recensés au Vietnam mais le gouvernement souhaite à tout prix que le développement de ce secteur d’activité ne se fasse pas de manière anarchique. Jusqu’à présent, seul un arrêté ministériel datant de juin 2006 sert de base juridique pour le secteur mais un nouveau projet est à l’étude. Il s’agirait notamment d’imposer des restrictions horaires pour les jeux, comme cela va être le cas en Corée du Sud pour les jeux vidéos en ligne. Afin de mieux contrôler le secteur et d’éviter que des adolescents ne s’adonnent à ces jeux, il est également prévu de mettre en place une carte d’identité électronique. Il faut enfin savoir que les jeux d’argent ne représentent environ que 14% des jeux en ligne au Vietnam. Il sera donc intéressant de connaître les développements de cette nouvelle législation et de les mettre en parallèle avec ce qui se passe actuellement en Corée du Sud.
Depuis le mercredi 30 juin 2010, le poker en ligne est désormais autorisé. Un décret « relatif aux catégories de jeux de cercle » a été publié au Journal Officiel. Cette ouverture du marché du poker en ligne intervient en fait trois semaines après celle des paris sportifs. En fait, ce retard n’a pas vraiment pénalisé les opérateurs puisque le poker n’a pas trait à la Coupe du Monde de football. Pour l’instant, l’Arjel n’a autorisé que 11 opérateurs à intervenir sur ce marché. Il s’agit de:
Betclic.fr
Bwin.fr
Partypoker.fr
Actpoker.fr
Luckyjeux.fr
Everestpoker.fr
Chilipoker.fr
Pmu.fr
Partouche.fr
Pokerstars.fr
Sajoo.fr
Eurosportbet.fr
Winamax.fr
Par conséquent, les joueurs de poker peuvent s’adonner en toute légalité à leur passion tant qu’ils choisissent un de ces onze opérateurs. Le décret qui a été publié au Journal Officiel fin juin n’autorise en fait que deux types de poker : le Texas Hold’em qui est le plus répandu dans les cercles de jeu et l’Omaha Poker. Pour les autres versions de poker, les joueurs devront donc se contenter, à leurs risques et périls, des sites illégaux ou des rencontres entre amis. Les opérateurs qui ont été sélectionnés ont également décidé de prévenir les éventuelles fraudes en mettant en place des systèmes qui sont capables de repérer les robots informatiques. Cette libéralisation du marché du poker en ligne n’est en fait qu’un début car, selon l’Arjel, de nouvelles demandes ont été déposées pour posséder une licence. Il est donc probable que de nouveaux opérateurs soient sélectionnés dans les semaines ou les mois à venir.